Fort d’espaces naturels uniques au monde sur un territoire de 587 000 km2, soit l’équivalent de la superficie de la France et du Bénélux réunis, Madagascar est doté de beaucoup de richesses et de potentialité dans plusieurs domaines ; mais malgré cela 75% de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté.
Madagascar est l’un des pays les plus riches de la planète sur le plan écologique, mais c’est aussi l’un de ceux où l’héritage naturel et la diversité biologique se trouvent le plus en danger.
L’île est un véritable sanctuaire animal et végétal unique au monde, mais le pays a déjà perdu plus de 85% de sa couverture forestière originelle. De nos jours la forêt malgache recule d’une heure de marche par an, 150 000 hectares de forêt sont brûlés chaque année.
La destruction massive de la forêt malgache est un authentique désastre, autant économique qu'écologique. C’est en effet pour nourrir leurs troupeaux, cultiver, se chauffer et cuire leurs aliments que les villageois embrasent chaque année des centaines d’hectares boisés. Si la forêt malgache est en péril, c’est que les 17 millions d’habitants de la Grande Ile le sont aussi, plus particulièrement trois quarts d’entre eux vivant dans les régions rurales.
Pression démographique, pratiques agricoles traditionnelles qui conduisent souvent à une exploitation abusive des ressources disponibles, pauvreté, isolement et manque d’éducation conjuguent souvent leurs effets pour nuire à la conservation de l’île. La spirale de dégradation de l’environnement va de paire avec les difficultés économiques et l’augmentation de la demande en ressources naturelles.
L’île semble ainsi enfermée dans un cercle vicieux : l’accroissement de la population exige de plus en plus de terres agricoles, lesquelles sont obtenues par brûlis, qui limite à long terme les terres cultivables et les pâturages disponibles.
